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	<title>La Figure du Monde &#187; iconologie</title>
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	<description>Littérature et peinture - Annie MAVRAKIS</description>
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		<title>Le Temps dédoublé (suite : une image du XVe siècle)</title>
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		<pubDate>Fri, 17 Dec 2010 16:29:47 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
				<category><![CDATA[anthologie de textes et d'images]]></category>
		<category><![CDATA[iconologie]]></category>
		<category><![CDATA[Allégorie du Temps]]></category>
		<category><![CDATA[moyen-âge]]></category>
		<category><![CDATA[vieille]]></category>

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		<description><![CDATA[Danse macabre du XVe siècle (BN)  J&#8217;ai fait remarquer dans un précédent article qu&#8217;à un certain moment dans l&#8217;histoire de l&#8217;art l&#8217;allégorie du Temps (souvent munie des mêmes attributs que la Mort) est relayée en peinture par une figure plus quotidienne, voire plus motivée, de vieille femme. Plus motivée puisque facilement contextualisable, les situations ne manquant pas où une telle vieille ait des raisons de se trouver à proximité d&#8217;unejeune femme. Il y a d&#8217;ailleurs des représentations médiévales (ou des textes, voir l&#8217;article sur ce blog) où la vieille est perçue comme une incarnation &#171;&#160;active&#160;&#187; du Temps et pas seulement comme sa victime. Je pense que le glissement peut s&#8217;expliquer par des images comme celle que l&#8217;on peut voir ci-dessus. La Mort s&#8217;en prend non à une jeune fille, comme chez Baldung Grien, mais à une vieille femme. Or deux motifs associés peuvent devenir interchangeables : ici, la Vieille deviendrait l&#8217;allégorie de la Mort et de son double iconographique : le Temps. Notons aussi le caractère réaliste de la représentation, typique de l&#8217;art septentrional, n&#8217;empêche pas le symbole de &#171;&#160;prendre&#160;&#187;. La Mort ressemble à un cadavre a moitié décomposé sorti de sa tombe; on ne sait si cet être est de sexe féminin (comme dans les langues latines) ou [...]]]></description>
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		<title>Le Temps dédoublé</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 20:24:44 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
				<category><![CDATA[iconologie]]></category>
		<category><![CDATA[Allégorie du Temps]]></category>
		<category><![CDATA[Baldung Grien]]></category>
		<category><![CDATA[Col tempo de Giorgione]]></category>
		<category><![CDATA[Giorgione]]></category>
		<category><![CDATA[Panofsky]]></category>
		<category><![CDATA[Pompeo Batoni]]></category>
		<category><![CDATA[Ronsard]]></category>
		<category><![CDATA[Vieillard Temps]]></category>

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		<description><![CDATA[   Le tableau ci-dessous est une curiosité iconographique. Peint par Pompeo Batoni, il se présente comme une allégorie mettant en jeu trois personnages : Le Temps, à droite, la Vieillesse et la Beauté. Le vieillard ailé à barbe blanche qui tient un sablier sur la droite est conforme au type allégorique même s&#8217;il n&#8217;en possède pas tous les attributs.     Dans l&#8217;étude qui va suivre, je voudrais tenter de comprendre comment ce dédoublement incongru a pu s&#8217;opérer.  Sur la toile de Batoni coexistent en effet deux traditions picturales en principes incompatibles. Celle du vieillard temps, analysée par Panofsky (j&#8217;y reviendrai) appartient à l&#8217;univers de la mythologie, alors que &#171;&#160;Vieillesse&#160;&#187;, même si elle est attestée comme allégorie au moyen-âge (cf. la page sur les textes), renvoie plutôt à la peinture réaliste, par exemple caravagesque. Sur la toile de Batoni se produit donc une rencontre inattendue dont je vais étudier les effets de sens. A priori, une figure  de vieille femme n&#8217;a rien de bien attrayant. A moins que, comme dans le tableau ci-dessous, dû à Giorgione, il ne s&#8217;agisse d&#8217;un portrait; en l&#8217;occurrence celui de la mère de l&#8217;artiste. Mais il s&#8217;avère que, même dans ce cas-là, le peintre ait ressenti le [...]]]></description>
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		<title>Le Temps dédoublé (textes)</title>
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		<pubDate>Fri, 25 Jun 2010 18:30:20 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
				<category><![CDATA[iconologie]]></category>
		<category><![CDATA[Guillaume de Lorris]]></category>
		<category><![CDATA[Roman de la rose]]></category>

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		<description><![CDATA[La  figure mythologique du temps n&#8217;a en principe rien de féminin. C&#8217;est un vieillard barbu, parfois muni d&#8217;une faux (empruntée à sa collègue la Mort) et souvent d&#8217;un sablier. Pourtant dès le moyen-âge, apparaît à ses côtés comme son ombre ou son double, un personnage de vieille. Chez Guillaume de Lorris, il est appelé &#171;&#160;Vieillesse&#160;&#187; et prend place aux côtés de figures allégoriques. Ce qui frappe dès l&#8217;origine, c&#8217;est le côté réaliste des descriptions. Déjà, sous cette forme, le Temps apparaît comme plus incarné. Je reproduis  ci-dessous le texte du Roman de la Rose. Ensuite était représentée Vieillesse qui avait bien perdu un pied de la taille qu’elle avait autrefois, si bien qu’à peine aurait-elle pu s’alimenter, tant elle était vieille et tombée en enfance. Sa beauté était fort altérée, elle était devenue bien laide. Sa tête était entièrement chenue et blanche comme si elle eût été fleurie. Sa mort n’eût pas été une perte très sensible ni un grand malheur, car tout son corps était desséché et anéanti de vieillesse. Son visage qui jadis avait été plein et satiné, était bien flétri : il était maintenant plein de rides. Elle avait les oreilles velues et avait perdu ses dents, si bien qu’elle n’en avait plus une. [...]]]></description>
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		<title>Judith ou Salomé?</title>
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		<pubDate>Sun, 14 Feb 2010 21:15:59 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
				<category><![CDATA[iconologie]]></category>
		<category><![CDATA[Béthulie]]></category>
		<category><![CDATA[Bible]]></category>
		<category><![CDATA[céphalophore]]></category>
		<category><![CDATA[Histoire de Judith]]></category>
		<category><![CDATA[Judith]]></category>
		<category><![CDATA[motif pictural]]></category>
		<category><![CDATA[Salomé]]></category>
		<category><![CDATA[sujet en peinture]]></category>
		<category><![CDATA[tête coupée]]></category>

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		<description><![CDATA[   Ce tableau d&#8217;un petit-maître (petite maîtresse?) du début du XVIIe siècle, Fede Galizia, illustre bien le phénomène constant de transfert de motifs d&#8217;un sujet, en l&#8217;occurrence l&#8217;histoire de Judith de Béthulie à un, voire à plusieurs autres, transfert qui traduit de la part de l&#8217;artiste une souveraine indifférence à l&#8217;égard de ce qui n&#8217;est pas effet plastique. Cette Judith met en scène le moment où Judith tend à sa servante la tête  Holopherne, l&#8217;ennemi de sa ville et de sa foi, qu&#8217;elle vient d&#8217;exécuter après l&#8217;avoir séduit et enivré. L&#8217;artiste a représenté la tente où le Général s&#8217;est retiré avec sa belle visiteuse. Judith porte, bien visible, son attibut, l&#8217;épée qui la fait entrer dans plusieurs paradigmes comme la Justice ou la Force. C&#8217;est ici un petit cimeterre oriental évocateur du contexte de l&#8217;histoire. Jusqu&#8217;ici tout est conforme. En revanche, le plat présenté par la servante vient de l&#8217;iconologie de Salomé, autre céphalocope (coupeuse de tête) célèbre qui réclama comme on sait la tête de Saint-Jean Baptiste sur un plateau. Quant à la servante, elle n&#8217;a aucune raison d&#8217;être si âgée. Au contraire, pour son expédition nocturne jusqu&#8217;au camp des assiégeurs de Béthulie, Judith a plutôt besoin d&#8217;être secondée par une femme solide. Et d&#8217;ailleurs [...]]]></description>
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		<title>Réflexions sur le titre d&#8217;un tableau</title>
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		<pubDate>Thu, 03 Dec 2009 16:41:12 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
				<category><![CDATA[iconologie]]></category>
		<category><![CDATA[Artemisia Gentileschi]]></category>
		<category><![CDATA[décapitation]]></category>
		<category><![CDATA[Judith et Salomé]]></category>
		<category><![CDATA[Le Caravage]]></category>
		<category><![CDATA[littéraire et pictural]]></category>
		<category><![CDATA[Roland Barthes]]></category>
		<category><![CDATA[servante de Judith]]></category>

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		<description><![CDATA[Artemisia Gentileschi, Judith égorgeant Holopherne, 1612-13, (Naples Capodimonte) Dans un texte consacré à la Judith de Naples d’Artemisia Gentileschi, Roland Barthes soulignait la différence entre la façon dont peinture et littérature s’approprient un « sujet » préexistant : l’écrivain, notait-il, a la faculté de transformer l’histoire à son gré, alors que le peintre « ne peut prendre directement parti sur le sens de l’épisode [...]. L’histoire ne peut être vraiment transformée, parce que la peinture [...] ne peut représenter qu’un moment de l’anecdote. » Ainsi, en peinture, « le sens reste suspendu entre plusieurs possibles : on peut interpréter le moment à l’infini, mais aussi ne pas l’interpréter du tout : il est contradictoirement littéral et polysémique. » Barthes voyait dans ce qu’il appelait « le numen pictural»(« geste silencieux d’un dieu qui donne existence à un destin par une simple inflexion de sa volonté, sans même commenter ou expliciter ce destin. » p XV), «une sorte d’événement absolu, qui mate, en quelque sorte, l’interprétation. » D’une certaine manière, l’œuvre picturale résiste donc au sens et impose sa logique propre au sujet littéraire qu’elle est censée représenter. Pourtant, Barthes reconnaissait dans la toile d’Artemisia « tous les traits figuratifs d’un [...]]]></description>
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		<title>Judith et Salomé, une gémellité paradoxale</title>
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		<pubDate>Fri, 13 Feb 2009 16:31:35 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
				<category><![CDATA[iconologie]]></category>

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		<description><![CDATA[  J U D I T H   O U   S A L O M E ?  Le dessin ci-dessous, réalisé à ma demande par Kostas Mavrakis pour la couverture de ma thèse de doctorat soutenue en juin 1991 à Paris I, joue sur l&#8217;indécidabilité résultant du transfert des motifs liés aux deux sujets depuis le Quattrocento. En partant des innombrables confusions répertoriées et analysées dans la thèse, nous nous sommes amusés à concevoir cette image hybride. Nue et portant une épée, accompagnée de sa servante munie d&#8217;un sac pour transporter la tête coupée d&#8217;Holopherne : c&#8217;est Judith. Recevant celle de Saint-Jean Baptiste sur un plat dans le cadre d&#8217;une prison : c&#8217;est Salomé. On pourra cependant noter que si les échanges de motifs sont constants, ils sont cependant hiérarchisés. Ainsi, s&#8217;agissant du dessin de Kostas, l&#8217;interprète devrait y reconnaître une Salomé et non une Judith. Car le motif de la prison (que l&#8217;on reconnaît sur le dessin) est le seul qui soit incompatible avec l&#8217;histoire de la justicière de Béthulie. Judith ou Salomé? Dessin de Kostas Mavrakis pour la couverture de la thèse (&#171;&#160;Judith et Salomé, une géméllité paradoxale&#160;&#187;, 1991)]]></description>
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