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	<title>La Figure du Monde &#187; au jour le jour</title>
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	<description>Littérature et peinture - Annie MAVRAKIS</description>
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		<title>Notes sur &#171;&#160;Le mot joie&#160;&#187;, un texte de Philippe Jaccottet</title>
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		<pubDate>Thu, 26 Jan 2012 13:33:18 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Comment, dans l&#8217;imagination des poètes, les mots résonnent-ils avec les choses, comment se travaille pour chacun d&#8217;entre eux la coïncidence du signifiant donné, commun, avec un référent lui-même métamorphosé? Bref, comment les choses du monde trouvent-elles chaque fois dans le poème un nom spécial, imprévu, irremplaçable? C&#8217;est une question rarement traitée par les poètes eux-mêmes, jaloux de sauvegarder ce mystère ou peu curieux peut-être de l&#8217;approfondir. On sait que Mallarmé a évoqué, à propos du mot &#160;&#187;fleur&#160;&#187; qui ne suscite que &#171;&#160;l&#8217;absente de tout bouquet&#160;&#187;, l&#8217;interruption de la référence, dont il se félicitait d&#8217;ailleurs comme d&#8217;une condition de l&#8217;assomption du signifant poétique. On connaît aussi ses rémarques sur &#171;&#160;jour&#160;&#187; et &#171;&#160;nuit&#160;&#187; (voir sur ce point la belle étude de Genette dans Figures II). On doit aussi à Proust des pages éclairantes sur la dérive du signifiant (par exemple sur les mots &#171;&#160;parme&#160;&#187; ou &#171;&#160;florence&#160;&#187;).  Je voudrais m&#8217;arrêter un instant sur un beau texte de Philippe Jaccottet (paru dans A la lumière d&#8217;hiver publié en 1977 puis repris en volume en 1994) qui creuse magnifiquement ce point à propos du mot &#171;&#160;joie&#160;&#187;. Et voici comment Jaccottet retrace le voyage de ce mot qui lui est inopinément &#160;&#187;passé par l&#8217;esprit&#160;&#187; un soir d&#8217;été. 1. D&#8217;abord la surprise,&#160;&#187; l&#8217;étonnement&#171;&#160; traduit par une comparaison elle-même inattendue [...]]]></description>
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		<title>Deux tableaux et un sonnet (Emmanuel Lansyer / Hérédia)</title>
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		<pubDate>Sun, 28 Aug 2011 15:47:30 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  La belle et intelligente expo &#171;&#160;De Turner à Monet&#160;&#187; (jusqu&#8217;au 4 septembre à Quimper, Musée des beaux-arts) mérite le détour ne serait-ce que parce qu&#8217;on y découvre quelques peintres de paysage (Lansyer, Blin, Penguilly l&#8217;Haridon et d&#8217;autres) quasiment inconnus tant leur travail a été écrasé par la vogue impressionniste. L&#8217;art de capter avec précision les impressions fugaces, la subtilité du coloris sont, chez ces artistes dont j&#8217;ignorais à peu près l&#8217;existence, tout à fait extraordinaires. Les toiles de grand format mais aussi les carnets de dessins et d&#8217;esquisses à la plume, à la gouache, qui témoignent d&#8217;une fréquentation assidue du motif, ravissent les visiteurs. Pour qui aime les grèves et les falaises de Douarnenez ou du cap Sizun mais ne sait que les regarder, quel bonheur de les retrouver, dépouillés de la banalité avec laquelle elles s&#8217;insèrent dans notre quotidien, sublimées. Je ne les verrai plus jamais qu&#8217;ainsi, arrachées au temps et pourtant si proches. J&#8217;aime que ces tableaux modestes, presque clandestins à l&#8217;échelle de l&#8217;histoire de l&#8217;art, voisinent avec le merveilleux &#171;&#160;Port de Brest&#160;&#187; de Turner. En revanche, que les Monet paraissent ternes et empâtés, presque académiques : incapables justement de restituer avec la légèreté nécessaire le charme de ces paysages changeants. Je ne connaissais pas l&#8217;hommage de [...]]]></description>
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		<title>Devant le tableau : une lecture des &#171;&#160;Onze&#160;&#187; de Pierre Michon (&#171;&#160;Poétique&#160;&#187; n°161)</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 11:33:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  « Qu’est-ce qu’un grand peintre ? » se demandait Pierre Michon au temps de Maîtres et Serviteurs[1]. De quoi est faite l’exception mystérieuse qui constitue un maître ? Comment devient-on Goya, Watteau, Van Gogh ? Dans Les Onze[2], l’auteur semble revenir sur cette énigme lorsqu’évoquant « cette poignée de peintres qui ont été élus on ne sait pourquoi par les foules, ont bondi dans la légende quand les autres demeuraient sur le rivage, simplement peintres », il glisse le nom du personnage fictif des Onze dans la litanie de ceux qui sont « plus qu’ils ne furent » : « Giotto, Léonard, Rembrandt, Corentin, Goya, Vincent Van Gogh » (pp. 65-66). Est-ce à dire que l’ancien questionnement reste à l’ordre du jour ? Certes, le lecteur de Michon croit se trouver dès les premières pages en terrain familier. Il reconnaît le « je » quelque peu flottant du témoin ou du biographe qui, cherchant à approcher son objet (un peintre, un écrivain), brode en marge de la vulgate, des « on sait » et des « on dit ». Et en effet le thème autobiographique de l’échec frôlé et du salut in extremis n’est pas étranger aux Onze : comme le Saint-Martin de « Fie-toi à ce signe »[3], par exemple, le chef-d’œuvre de Corentin, fruit d’une commande [...]]]></description>
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		<title>Nouvelles réflexions sur &#171;&#160;Raturer outre&#160;&#187; (en réponse à Egolithe)</title>
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		<pubDate>Tue, 26 Jul 2011 14:59:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Yves Bonnefoy]]></category>

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		<description><![CDATA[Mon petit texte sur Raturer outre écrit certainement trop vite – le blog est pour moi un lieu de réactions quasi instantanées, textes d’humeur ou déclarations d’amour, alors que ce qui est destiné à la publication, livres ou articles, est plus longuement médité – a attiré l’attention d’autre un amateur de poésie à l’étrange pseudonyme gréco-latin ou chrétien (Ego-lithe = « je suis Pierre » ?). Il y répond par deux textes intéressants que je n’ai eu que très récemment le temps de regarder en détail. Les objections et les précisions d’Egolithe (notamment sur les sonorités) sont généralement justes et je le remercie de les avoir formulées. En  attendant un prochain texte sur Bonnefoy qui est pour moi, dans ses poèmes et ses essais, la référence absolue, je voudrais revenir sur quelques points : 1. Le titre « Pourquoi tu m’appelles sonnet… » est certes joli mais il m’attribue la volonté de vouloir faire entrer de force la poésie de Bonnefoy dans une sorte de cadre. Or ce n’est pas moi qui appelle sonnets les poèmes de Raturer outre. Non seulement Bonnefoy ne récuse pas cette dénomination, mais je pense que le sonnet, qu’il a qualifié de « dispositif quasi métaphysique » (dans un mail qu’il m’a [...]]]></description>
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		<title>Pourquoi je n&#8217;aime pas Lucian Freud</title>
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		<pubDate>Fri, 22 Jul 2011 13:56:54 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Je n’ai jamais eu envie d’écrire sur Lucian Freud et encore moins après la grande expo de Beaubourg, qui m’a confirmée dans mon indifférence à l’égard de ce peintre. Mais comme il vient de mourir et que l’on entend son éloge sur toutes les ondes – en attendant la presse -,  je m’interroge sur les raisons pour lesquelles cette œuvre figurative me laisse si froide alors que celle des deux artistes qu’on lui associe habituellement, Bacon et Giacometti me touche énormément et m’intéresse, surtout celle de Bacon, à laquelle j&#8217;ai consacré plusieurs textes (et un livre non publié). J’ai regardé attentivement les tableaux de Freud à Beaubourg. Certains ont quelque chose sans doute, qui va au-delà de l’impression générale déprimante qui ressort de l’ensemble. Impression que ne me donne jamais Bacon probablement à cause du soubassement mythologique, poétique de son œuvre. Il y a au contraire, chez son ancien amant et modèle, une complaisance à l’égard de la laideur qui n’a rien à voir avec les choix des anciennes écoles naturalistes. Freud n’est ni Vélasquez, ni le Caravage. L&#8217;ancien naturalisme ne laissait de côté aucune dimension de la réalité même s’il avait une prédilection envers ce qui était généralement exclu de l’art, [...]]]></description>
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		<title>&#171;&#160;Un amour de jeunesse&#160;&#187; de Mia Hansen Love</title>
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		<pubDate>Thu, 07 Jul 2011 19:36:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Méfiez-vous des critiques qui, soit ne voient pas les films et en parlent par ouï-dire, soit ont décidé à l&#8217;avance que ce serait des chefs-d&#8217;oeuvre (voir le cas du Gamin au vélo, qui est un petit film, d&#8217;ailleurs idéologiquement douteux)  et (soyons charitable) s&#8217;aveuglent complètement. Je ne veux pas savoir à quelle catégorie appartient l&#8217;auteur du dithyrambe publié par Télérama sur Un amour de jeunesse mais vraiment, il faut n&#8217;avoir rien vu pour encenser un navet que rien ne sauve : ni le jeu, au mieux convenu mais plus souvent pitoyable, comme celui de l&#8217;amant vaguement exotique de la lycéenne &#8211; non, des amants exotiques puisque le second est norvégien! -, ni les lieux, d&#8217;un boboïsme confondant : atelier chic relooké par un architecte, vieilles pierres type Marie-Claire maison, etc. Et l&#8217;indigence des dialogues! On souhaite à chaque plan que ces malheureux se taisent un peu! qu&#8217;ils arrêtent de se dire en direct ce qu&#8217;ils RESSENTENT au fond de leur petit coeur si sensible. C&#8217;est pas mal aussi le silence! Je n&#8217;ai pas pris de notes, mais je me suis quand même tapée les 110 mn de cette guimauve que Jacques Morice (dans Télérama) compare à rien moins qu&#8217;à&#8230; La nouvelle Héloïse : &#171;&#160;Ils ont le regard fiévreux et le geste tendre de [...]]]></description>
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		<title>Le surendettement chez Balzac et&#8230;Fassbinder</title>
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		<pubDate>Sun, 22 May 2011 09:17:08 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  Le hasard des lectures m&#8217;a fait tomber sur le passage de Melmoth réconcilié (reproduit ci-dessous) juste après avoir vu le téléfilm réalisé par Fassbinder en 1976 et qui sort ces jours-ci dans les salles : Je veux seulement que vous m&#8217;aimiez. Or dans le récit de Balzac comme dans le poignant mélodrame du cinéaste allemand, il est question de ce qu&#8217;on appelle aujourd&#8217;hui le surendettement et qui n&#8217;est finalement que le processus par lequel se rémunère le manque d&#8217;amour. Quand Castanier, ancien militaire devenu le caissier de confiance de Nucingen, gros quincagénaire dont la tête ressemble à un potiron et Peter le beau maçon prêt à tout pour être aimé de ses parents rencontrent l&#8217;âme soeur, rien n&#8217;est assez beau pour la femme qui les dédommage enfin. Peter, qui a construit une maison à ses parents et ainsi obtenu leur affection pendant quinze jours, se sentirait humilié si sa femme devait partager le dénuement de sa condition d&#8217;ouvrier. Comme chez Balzac, la jeune épouse est &#171;&#160;désintéressée&#160;&#187; ; elle ne demande rien à Peter, elle accepterait de dormir sur un matelas ; mais elle ne refuse pas les meubles à la mode, les vêtements hors de prix, les bijoux ruineux qu&#8217;il achète pour elle. Elle ne refuse pas l&#8217;onéreuse machine à [...]]]></description>
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		<title>La peinture de Francine Van Hove</title>
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		<pubDate>Thu, 19 May 2011 18:11:05 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Van Hove]]></category>

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		<description><![CDATA[Bien que le tableau ci-dessus ne soit pas exposé actuellement à la Galerie Blondel, je l&#8217;ai choisi parce qu&#8217;il illustre bien ce qui depuis longtemps m&#8217;enchante chez ce peintre. Ses cadrages, ses figures féminines mélancoliques, son coloris délicat, des gris et des blancs sur lesquels tranche parfois un bleu sombre (comme ici) ou un noir et surtout sa lumière à la fois vraie et très étrange. Dans l&#8217;exposition qui se tient actuellement, rue Vieille-du-Temple, &#171;&#160;Matins&#160;&#187;, cette sobriété septentrionale (on pense à Hammershoi) est relevée par quelques taches de couleur vive, piles de coussins sur lesquels ses personnages appuient leur tête, turbans ou broderies d&#8217;un châle Second Empire de soie blanche. Cette fois, les modèles sont moins rêveurs qu&#8217;absorbés dans la contemplation d&#8217;un spectacle, et alors comme absents d&#8217;eux-mêmes et &#8211; plus qu&#8217;à l&#8217;ordinaire &#8211; offerts à notre délectation. Ici une jeune femme tourne distraitement une cuillère dans un bol un peu ébréché ; là une autre presse contre sa poitrine une pile de coussins. Quelques-unes lisent comme le modèle du carton de l&#8217;exposition, grandeur nature : on dirait qu&#8217;elle est venue s&#8217;allonger à nos côtés. La plupart sont assises et regardent la télé, un vieux poste blanc récemment importé dans l&#8217;univers de Van Hove (et van hovien en diable) comme le paravent de miroirs qui [...]]]></description>
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		<title>Relisant &#171;&#160;Le Roi vient quand il veut&#160;&#187; de Pierre Michon</title>
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		<pubDate>Tue, 08 Feb 2011 11:13:49 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Relisant Le Roi vient quand il veut, recueil d&#8217;entretiens donnés par Pierre Michon (Albin Michel, 2007, récemment réédité en poche) pour un article en cours,  je suis frappée de nouveau par la richesse de ce livre, par la pertinence des questions posées. On est loin du journalisme ressassant. Michon y parle avec précision de son travail, de la façon dont, avec Les Vies minuscules, il a &#171;&#160;sauvé sa peau&#160;&#187;, de certains de ses projets, du &#171;&#160;roi&#160;&#187; littérature, qui &#171;&#160;vient quand il veut&#160;&#187;. On apprend qu&#8217;il ouvre des carnets pour chaque livre et comment il les utilise puisqu&#8217;il en commente plusieurs pages (reproduites au chapitre 21). C&#8217;est absolument fascinant ce terreau littéraire de phrases, de rapprochements inattendus, de mots mis en attente : termes de métier dont la beauté l&#8217;a foudroyé, expressions, infos, citations sans guillemets, amoureusement annexées. Ces pépites sont partout (voir ici même &#160;&#187; Michelet dans Michon&#160;&#187;). Pour le plaisir, je noterai juste cette réminiscence &#8211; pour ça, pas besoin de carnets &#8211; d&#8217;Aube de Rimbaud dans Le Roi du bois, p 40 : &#171;&#160;A un détour par une trouée je vis au loin le front d&#8217;un palais dans le soleil levant en haut de la colline : rien n&#8217;y bougeait, nul n&#8217;était levé&#8230;&#160;&#187;   Me touchent particulièrement [...]]]></description>
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		<title>Proust pour les nuls</title>
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		<pubDate>Fri, 04 Feb 2011 09:22:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<category><![CDATA[Proust]]></category>

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		<description><![CDATA[Je n&#8217;aurais jamais songé à parler de ce téléfilm &#8211; ni même à le regarder &#8211; si des journalistes, sans doute soulagés de voir l&#8217;auteur de la Recherche soudain mis à leur portée, n&#8217;en avaient fait l&#8217;éloge. Nina Companeez faisant mieux que Visconti, Schlöndorf ou Ruiz ? On est tout de même curieux de voir ça&#8230; L&#8217;ensemble, malgré Eric Ruf élégant et désabusé (Swann, une seule trop brève apparition), malgré aussi l&#8217;étonnant Charlus de Didier Sandre (que fait le grand acteur vitezien dans une pareille galère ?), est exaspérant de sottise satisfaite. Tout le monde minaude, même la grand-mère du narrateur qui n&#8217;est bien qu&#8217;au moment de son agonie. Dominique Blanc en Mme Verdurin devenue princesse de Guermantes est impayable. Le pire est Micha Lescot qui croit peut-être jouer les hypersensibles en ouvrant constamment des yeux effarouchés, en souriant toutes grandes dents dehors quand il est content, en boudant dès qu&#8217;on le contrarie. Il faut le voir marcher fesses serrées (?), ses grandes mains croisées sur ses cuisses, presque toujours voûté, à croire qu&#8217;il n&#8217;a jamais vu de photos de l&#8217;auteur. Mais qu&#8217;attendre d&#8217;une réalisatrice qui avoue avoir éliminé Du côté de chez Swann parce qu&#8217;il ne s&#8217;y passe rien et qui cherche &#171;&#160;à rendre [...]]]></description>
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