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	<title>La Figure du Monde &#187; Les Onze</title>
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	<description>Littérature et peinture - Annie MAVRAKIS</description>
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		<title>Devant le tableau : une lecture des &#171;&#160;Onze&#160;&#187; de Pierre Michon (&#171;&#160;Poétique&#160;&#187; n°161)</title>
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		<pubDate>Fri, 12 Aug 2011 11:33:50 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[  « Qu’est-ce qu’un grand peintre ? » se demandait Pierre Michon au temps de Maîtres et Serviteurs[1]. De quoi est faite l’exception mystérieuse qui constitue un maître ? Comment devient-on Goya, Watteau, Van Gogh ? Dans Les Onze[2], l’auteur semble revenir sur cette énigme lorsqu’évoquant « cette poignée de peintres qui ont été élus on ne sait pourquoi par les foules, ont bondi dans la légende quand les autres demeuraient sur le rivage, simplement peintres », il glisse le nom du personnage fictif des Onze dans la litanie de ceux qui sont « plus qu’ils ne furent » : « Giotto, Léonard, Rembrandt, Corentin, Goya, Vincent Van Gogh » (pp. 65-66). Est-ce à dire que l’ancien questionnement reste à l’ordre du jour ? Certes, le lecteur de Michon croit se trouver dès les premières pages en terrain familier. Il reconnaît le « je » quelque peu flottant du témoin ou du biographe qui, cherchant à approcher son objet (un peintre, un écrivain), brode en marge de la vulgate, des « on sait » et des « on dit ». Et en effet le thème autobiographique de l’échec frôlé et du salut in extremis n’est pas étranger aux Onze : comme le Saint-Martin de « Fie-toi à ce signe »[3], par exemple, le chef-d’œuvre de Corentin, fruit d’une commande [...]]]></description>
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		<title>Anatole France / Pierre Michon : relire &#171;&#160;Les Dieux ont soif&#160;&#187; à la lumière des &#171;&#160;Onze&#160;&#187;</title>
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		<pubDate>Mon, 26 Jul 2010 19:44:27 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[Il arrive que la parution de nouveaux livres redonne à des ouvrages plus anciens une certaine actualité. Mais si la lecture des Onze [1] incite à se replonger dans Michelet ou à rouvrir Quatre-vingt-treize, histoire de prolonger un peu le plaisir procuré par la dernière œuvre de Pierre Michon, on ne pense pas tout de suite, malgré les ressemblances, aux Dieux ont soif. Sans doute la distance paraît-elle trop grande entre le lyrique auteur des Onze et l’ironique Anatole France. Son roman convoque pourtant lui aussi la Terreur révolutionnaire et la peinture, son héros, Evariste Gamelin étant, comme le François-Elie Corentin de Michon, un citoyen-peintre au service de la Convention. Et il se trouve que, par-delà un XXe siècle décisif aussi bien pour le sort de la politique que pour celui de la peinture, le texte de 2009 répond en quelque sorte à celui de 1912 au sens où la réussite de Corentin aide à comprendre l’échec de Gamelin. Si Michon est largement reconnu comme l’un des grands auteurs contemporains, Anatole France paraît démodé aujourd’hui et certains de ses livres ne sont même plus réédités ; heureusement une bonne édition de poche des Dieux ont soif, procurée par Pierre Citti [2], a [...]]]></description>
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		<title>Le chapitre 3 des &#8220;Onze&#8221; lu par Pierre Michon</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 17:49:14 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[ Entendre Pierre Michon lire le chapitre 3 des Onze  lundi 25 mai à la Maison de l’Amérique latine a été une expérience très intense. A cause de l’extraordinaire beauté du texte, bien sûr, mais aussi parce qu’en écoutant la voix de l’auteur, j’ai repensé à ce que ce chapitre – où comme on sait il est question du peintre des Onze et de son tableau – a de particulier. Verdier l’avait mis en ligne, c’est donc par lui qu’un certain nombre de lecteurs de Michon ont découvert Les Onze, longtemps avant sa publication. François-Elie Corentin avait tout pour m’intéresser : à mes yeux, les cinq autres peintres de Michon constituent un « polyptyque » à la façon des maîtres anciens : Van Gogh (Vie de Joseph Roulin) est au milieu, flanqué de Watteau à gauche et de Goya à droite (Maîtres et Serviteurs) ; aux extrémités, côté Watteau, le Desiderii du Roi du Bois et, côté Goya, le Lorentino de Maîtres et Serviteurs. Tous peintres attestés même si seuls les trois premiers sont célèbres. Corentin m’est donc d’emblée apparu comme un peintre à part : le sixième, le seul imaginaire, exception à la règle michonienne de la nécessité d’un point de départ réel. Un personnage [...]]]></description>
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		<title>Michelet dans Michon</title>
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		<pubDate>Sun, 07 Jun 2009 11:15:28 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[J&#8217;ai commenté dans un article sur les trois premiers chapitres des Onze (&#171;&#160;Corentin le fils, le sixième de peintre de Pierre Michon&#160;&#187;, Dalhousie French studies, n°87) cette merveilleuse phrase du chapitre III à propos de Couthon : &#171;&#160;Au beau milieu de l&#8217;éclat jaune Couthon, dont on a un drame plein de sesibilité et de larmes (vous en avez déjà oublié le titre, Monsieur, que pourtant vous avez lu dans la petite antichambre), larmes et sensibilité prodiguées pour rien dans la noire Clermont d&#8217;Auvergne, pour des publics de basalte&#8230;&#160;&#187;.  Voici mon commentaire :                                                 &#171;&#160;Quant à l’infirme dans son halo jaune, « solaire », Couthon, auteur « d’un drame plein de sensibilité et de larmes […], larmes et sensibilité / prodiguées pour rien / dans la noire  Clermont d’Auvergne / pour des publics de basalte » (28), la phrase qui lui est consacrée résume magnifiquement son destin : le boitement des impairs (7/5/7/7) cassant l’ampleur pleine d’espoir des 12 syllabes initiales.&#160;&#187; Or, en lisant l&#8217;Histoire de la révolution française de Michelet (Bibliothèque de la Pléiade, vol 2, page 597), je tombe par hasard sur cette phrase : &#160;&#187; Couthon, comme Robespierre, avant 89, était un philanthrope, bien plus qu&#8217;un révolutionnaire. On a de lui un drame [qu'il [...]]]></description>
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		<title>&#8220;Les Dieux ont soif&#8221; à la lumière des &#8220;Onze&#8221; de Michon</title>
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		<pubDate>Thu, 14 May 2009 18:12:23 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<description><![CDATA[La note ci-dessous a été longuement développée dans un article portant le même titre, que l&#8217;on pourra lire dans l&#8217;édition du 20 juin de &#171;&#160;La Vie littéraire&#160;&#187;. A lire donc sur ce site.   Je ne déteste pas Anatole France mais il m’a fallu une bonne raison pour reprendre contact avec cet auteur un peu désuet malgré le charme de son style. Cette raison, on le devine, c’est le dernier livre de Pierre Michon. Aussi, de même que je me suis plongée dans les pages de Michelet pour prolonger un peu le bonheur procuré par Les Onze, j’ai voulu voir ce qu’Anatole France pouvait bien avoir à « répondre » à Michon puisqu’aussi bien tous deux racontent une histoire de peintre sous la Terreur : sauf que le Gamelin de France, un raté, faiseur de tableautins sous-davidiens en série quand il n’envoie pas des innocents à la guillotine devrait exclure la possibilité même du Corentin de Michon, auteur du plus beau tableau du monde. Trop de perfection d’un côté, trop de nullité de l’autre : à se demander si le succès du second ne serait pas le revers de l’échec du premier en ces temps de Terreur où l’art officiel est forcément pompier et l’art [...]]]></description>
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		<title>Mal lire &#8220;Les Onze&#8221; de Pierre Michon</title>
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		<pubDate>Wed, 29 Apr 2009 14:35:21 +0000</pubDate>
		<dc:creator>Annie Mavrakis</dc:creator>
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		<category><![CDATA[écriture classique]]></category>
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		<description><![CDATA[  Je lis avec stupeur, dans Le Monde des livres daté du 24 avril 2009, l’article de Cécile Guilbert sur Les Onze de Pierre Michon. Pourquoi confier la recension d’un livre aussi important à quelqu’un pour qui c’est à l’évidence un pensum et qui manifeste d’emblée du ressentiment à l’égard de son auteur ? Le journal serait-il à court de rédacteurs? « L’enjeu de la critique consiste surtout, ose déclarer Cécile Guilbert, à comprendre un écrivain ». Et elle s’emploie à nous montrer comme elle « comprend » Michon, après avoir bien établi : 1) que son œuvre ne relève pas du « grand art », dont selon elle la « condition [serait] de récuser toute emprise généalogique (le roman sexuel, villageois, c’est-à-dire communautaire, donc mortuaire) ». On cherche en vain à quoi correspondent ces étiquettes de manuel scolaire, qui donnent à Cécile Guilbert l’illusion de savoir de quoi elle parle ; 2) qu’elle se réduit à « l’équation langue châtiée pseudo-classique + rareté éditoriale et médiatique + vie en province », formule qui consacrerait le « grantécrivain », selon une certaine « idéologie littéraire ». Si on laisse de côté les attaques ad hominem, il faut être en effet « insensible et barbare » (c’est Cécile Guilbert qui le dit !) pour ne voir dans l’écriture michonienne, constamment inventive et [...]]]></description>
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