« Le Réveil de Poliphile » (résumé)

13 mars 2009
Par Annie Mavrakis

Prologue 1. Trévise vers 1830. Sous l’œil intéressé de Vénus et Cupidon, un libraire négocie avec un client la vente de l’Hypnerotomachia Poliphili, un incunable du XVe siècle. Spécialiste de l’ouvrage, le client fait sur les circonstances de l’édition et sur l’auteur, Francesco Colonna, des révélations qui suscitent les commentaires ironiques de Vénus et de Cupidon. Prologue 2. La salle de repos d’un hôpital, au milieu de la nuit. Une infirmière (Vénus) est occupée à imprimer la version numérisée de l’Hypnerotomachia Poliphili. Des feuillets s’entassent à côté d’elle provoquant la curiosité d’une aide-soignante et d’un infirmier stagiaire (Cupidon) qui joue aux fléchettes. Celui-ci remarque une gravure représentant une jeune fille qui tire par les pieds un corps inanimé et tous s’interrogent sur sa signification....
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Ouverture à deux voix

13 mars 2009
Par Annie Mavrakis

- Une forêt qui devient de plus en plus dense et désespérante au fur et à mesure qu’on s’y enfonce, telle la « selva oscura » de Dante, c’est ainsi que L’Hypnerotomachia Poliphili (« Combat d’Amour en Songe » ou « Songe de Poliphile ») se présente d’abord au lecteur… - qui se trouve alors dans la situation même de Poliphile avant qu’il ne s’endorme au pied de l’arbre : il tente d’avancer mais bute sur des racines ; les ronces l’agrippent et déchirent ses habits. Il est terrifié. Puis le sommeil le reprend et quand il se réveille, le locus horribilis est devenu un locus amoenus, une clairière dégagée d’où l’on aperçoit des architectures magnifiques. Poliphile a franchi les premiers obstacles. Son initiation peut commencer. Etape par étape. - Et pour...
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Sommaire du dossier sur « Le Réveil de Poliphile »

13 février 2009
Par Annie Mavrakis

Le réveil de Poliphile (d’après le Songe de Poliphile) Par Annie Mavrakis et Olivier Dupuy Ouverture à deux voix Le Réveil de Poliphile (texte de la pièce) Oser rêver Le Songe de Poliphile et nous Enigmes
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Judith et Salomé, une gémellité paradoxale

13 février 2009
Par Annie Mavrakis
Judith et Salomé, une gémellité paradoxale

  J U D I T H   O U   S A L O M E ?  Le dessin ci-dessous, réalisé à ma demande par Kostas Mavrakis pour la couverture de ma thèse de doctorat soutenue en juin 1991 à Paris I, joue sur l’indécidabilité résultant du transfert des motifs liés aux deux sujets depuis le Quattrocento. En partant des innombrables confusions répertoriées et analysées dans la thèse, nous nous sommes amusés à concevoir cette image hybride. Nue et portant une épée, accompagnée de sa servante munie d’un sac pour transporter la tête coupée d’Holopherne : c’est Judith. Recevant celle de Saint-Jean Baptiste sur un plat dans le cadre d’une prison : c’est Salomé. On pourra cependant noter que si les échanges de motifs sont constants,...
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Ouvrage paru

Annie Mavrakis, La Figure du monde. Pour une histoire commune de la littérature et de la peinture. L'Harmattan, 2008, 303 p.

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